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Un dividende exceptionnel en l'absence d'opportunités attrayantes pour Bolloré
information fournie par Investir 24/03/2026 à 16:00

(Crédits: Adobe Stock)

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Le groupe de l'homme d'affaires breton a annoncé un dividende exceptionnel de 1,50 euro par action, soit 4,2 milliards d'euros au total, en réponse à l'absence d'opportunités d'investissement attractives. La Compagnie de l'Odet, actionnaire majoritaire, redistribuera une partie de cette somme.

Faute de cibles intéressantes, industrielles ou pour un investissement financier, en raison de valorisations jugées trop élevées, le groupe Bolloré a décidé de reverser une partie de sa trésorerie pléthorique à ses actionnaires. Il répond par cette initiative à la demande répétée de fonds d'investissement minoritaires (Orfim...), profite d'une fenêtre fiscale avant de possibles chamboulements l'année prochaine et fait remonter des liquidités au plus près de la famille.

Un dividende exceptionnel de 1,50 euro par action sera ainsi versé le 25 juin prochain, soit un montant global de l'ordre de 4,2 milliards d'euros. Il s'ajoutera au dividende ordinaire de 0,08 euro (dont un acompte de 0,02 euro a déjà été versé en septembre 2025). Sur la base du cours du 19 mars, le rendement global ressort à 33%.

Vivendi

La Compagnie de l'Odet, qui détient 71,1% du capital et joue le rôle de tour de contrôle de la galaxie Bolloré, va donc recevoir 3 milliards. Elle a, d'ores et déjà, annoncé qu'elle en redistribuera elle-même au moins les deux tiers, conservant environ 1 milliard pour de possibles investissements dans les sociétés cotées. « Le point important est que, compte tenu de la structure de participations croisées, Bolloré va recevoir in-fine une partie de cette somme », fait remarquer dans une note l'analyste de chez Oddo BHF, qui suit la valeur. Selon le taux de distribution que les structures au-dessus de Bolloré adopteront, il estime le « retour de cash » entre 1,2 et 2,3 milliards d'euros pour le groupe. De quoi lui donner de la latitude pour procéder à d'éventuelles acquisitions ou pour renforcer ses positions dans ses participations cotées qu'il considère dévalorisées, notamment Havas.

A la suite de cet échec relatif sur l'adoption d'un nouveau métier, le périmètre opérationnel du groupe reste donc partagé entre son activité de stockage et de distribution de produits pétroliers et ses activités industrielles de batteries électriques et de films pour emballage. L'an dernier, son chiffre d'affaires s'est élevé à 2,92 milliards d'euros en repli de 9% à périmètre et taux de change constants, tandis que le résultat opérationnel ajusté, qui inclut par mise en équivalence les contributions des sociétés en portefeuille (UMG, Canal+, LHG, Havas et Vivendi), a atteint 286 millions contre 1 million un auparavant. Enfin, le résultat net est ressorti à 348 millions contre 1,8 milliard en 2024.

Quant au différend à propos de Vivendi, l'audience de la Cour d'appel a été fixée au 22 mai et le verdict est attendu au début du mois de juillet. En cas de décision défavorable, un nouveau pourvoi en Cassation est probable. L'affaire est loin de son épilogue.

Les marchés ont bien évidemment apprécié la distribution d'un dividende exceptionnel. Avec la revalorisation attendue de certaines participations (UMG notamment), son potentiel d'appréciation n'est pas épuisé. Achat avec une cible de 5,80 euros.

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Cette analyse a été élaborée par Investir et diffusée par BOURSORAMA le 24/03/2026 à 16:00:00.

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